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Emmanuel Cossu

C’est d’abord en tant que graphiste que Ludovic se fait un nom, signant les pochettes des stars naissantes de la musique électronique des années 90 – 2000. De Crécy, Gopher, Vitalic, Air… Leurs albums restent aujourd’hui en mémoire parfois autant pour leurs sons que l’incarnation visuelle des pochettes. Fondateur et directeur de la création du studio de design H5, Ludovic œuvre au cœur de la French Touch, réalise des clips et se forge un univers visuel qui mixe narration et graphisme. Jusqu’à se lancer dans la réalisation du court-métrage Logorama, récompensé aux Oscars et aux Césars en 2009. 

Pour Colector, Ludovic propose une sélection originale de pochettes dont l’esthétique puissante en fait des objets à part entière.


Peux-tu nous présenter la sélection de tes œuvres disponibles chez Colector ?

Ces œuvres sont des pochettes de disques que j’avais conçu pour le label de musique électronique Pamplemousse. Chacune d’entre elle est typographique et en bichromie. Elles étaient pensées comme des produits de grande consommation s’inspirant du packaging. Cela s’inscrit dans la continuité du travail de Andy Wahrol, comme les artworks "Giant Size 1,57$ » ou “Brillo”. Ces œuvres traduisent la direction artistique radicale du label, a contrario de ce qui faisait pour la French Touch.

Qu’est-ce que tu aimerais que tes œuvres inspirent à ceux qui les découvrent ?

J’aime bien l’idée que l’objet original devienne un objet de pop culture comme la Banane de Wahrol pour le Velvet Underground. Ce sont des reproductions de pochettes qui s’inscrivent dans une démarche artistique. La création originale s’émancipe…


Quelles sont tes grandes influences artistiques ?

Forcément Andy Warhol et son rapport à la société de consommation, je pense que l’on retrouve cette filiation dans « Logorama ». Le Bauhaus et son côté « Less is more », dans mon travail sur la typographie. Mais ce travail sur la typographie peut également être inspiré par des gens comme Ed Ruscha, via ses peintures, mais également ses photographies, tout comme William Klein (New York). On peut également rajouter des artistes comme Art Chantry, pour son travail avec la scène musicale de Seattle. Je n’en cite que quelques-uns… mais j’ai surtout l’impression d’voir chaque jour de nouvelles personnes qui m’inspire, m’influence… C’est sans limite.