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Benjamin Artola

Benjamin Artola est un artiste basque pluridisciplinaire et enseignant dont le travail s’inspire largement du quotidien, de l’environnement dans lequel il évolue et de l’empreinte de sa culture locale. Pour cet artiste, de l’observation et la contemplation naissent l’interprétation : Benjamin traduit océan, montagnes, rivières, mouvements en tableaux vivants qui tissent un langage personnel marqué par une forme de magie et d’évasion. Les œuvres présentes chez Colector naviguent dans cet univers teinté de réalisme twisté d’une fièvre solaire chromatique.

Peux-tu nous présenter la sélection de tes œuvres disponibles chez Colector ?

Elles font partie de ma série « Negua » (Hivers en Euskara). Je travaille le plus souvent avec de la peinture vinylique et du sable. Ce qui relie mes peintures, c’est justement qu’elles font partie d’un monde en mouvement, en train de se faire. Les motifs simples et récurrents comme le soleil, une dune, l’horizon, un coucher de soleil isolé, une voile, un pont, un podium…, permettent de m’exprimer avec très peu. J’aimerais dans le futur animer une grande partie de ces peintures. 

Qu’est-ce que tu aimerais que tes œuvres inspirent à ceux qui les découvrent ?

Chacun est libre d’y voir ce qu’il veut/peut. J’essaye de manière personnelle de freiner le rythme, d’épurer l’image, la peinture. J’essaye aussi de fixer des mirages, des réminiscences. Rendre universelle ma culture personnelle. L’horizon de l’océan me sert souvent de terrain neutre pour y projeter des visions. Il y a souvent un élément central dans mes peintures, je pense que c’est lié à ma pratique méditative, elle donne un cap, une ouverture. Pour traduire des sentiments complexes, des expériences de vie, l’humain n’est pas toujours forcé d’être représenté. 

Quelles sont tes grandes influences artistiques ?

Il y en a trop. Une de mes plus grandes influences artistiques c’est ma grand-mère. J’ai accumulé beaucoup de références personnelles pour enseigner et aussi pour me guider dans ma pratique. Mais j’en reviens toujours à mon amatxi (grand-mère en langue basque). Je n’ai jamais autant ri qu’en regardant ces orchestres de chats qui louchent à la peinture à l’huile, ou bien des séries de portrait de chèvres en argile. 

Malgré tout, en artiste « totem » j’aime retrouver par exemple les couchers de soleil de Valloton, les films d’animations de Co Hoedeman, les titres géniaux de Gino De Dominicis, les peintures de Sistiaga (accompagné du groupe Gaur), les courts poèmes d’Etel Adnan, les plans colorés de Roberto Burle Marx, les compositions mot/image de Baldessari. Autour de moi je citerai Elorri Charriton, Maia Ibar, Julie Boucherat, Maiana Agorrody.